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© Crafty Dame

08.02.13 - Pour ses recherches sur les métastases, Albert Santamaria-Martínez, chercheur à l’EPFL, a reçu l’un des Prix Pfizer, récompensant de jeunes scientifiques pour leurs découvertes en médecine. Professeure au CHUV et à l’Unil, affiliée à l’Institut suisse de recherche expérimentale sur le cancer (ISREC) de l’EPFL, Tatiana Petrova a aussi reçu l’un de ces prix.

Les cellules tumorales peuvent se répandre de manière précoce dans l’organisme. Mais seul un petit nombre parvient finalement à créer des métastases dans des organes éloignés. Chercheur à la Chaire Debiopharm en transduction de signal dans l’oncogénèse, Albert Santamaria-Martinez, les a étudiées. Pour ses travaux novateurs sur ces cellules et leur rôle dans le développement des métastases, il a reçu l’un des prestigieux Prix Pfizer, qui récompensent chaque année de jeunes scientifiques réalisant des découvertes importantes dans le domaine de la recherche fondamentale ou clinique.

Les métastases ne peuvent pas se développer sans l’action des cellules souches tumorales. Celles-ci induisent l’expression de certains composants matriciels dans les cellules du tissu conjonctif normal. Or, le chercheur a pu isoler une protéine, qui se forme dans l’environnement de la tumeur et renforce les signaux de croissance destinés aux cellules souches tumorales. Ainsi, une tumeur secondaire ne peut apparaître qu’en présence d’interactions spécifiques entre les cellules souches tumorales, les fibroblastes – cellules du tissu conjonctif - et ces composants matriciels.

Cette découverte ouvre la porte au développement de nouvelles méthodes thérapeutiques contre le cancer. Il pourrait être alors possible de bloquer le processus métastatique en inhibant la production de composants matriciels fibroblastiques.

Disfonctionnement du système lymphatique

Affiliée au CHUV, à l’Université de Lausanne et à l’Institut suisse pour la recherche expérimentale sur le cancer (ISREC), qui fait partie de l’EPFL, Tatiana Petrova a également reçu un Prix Pfizer pour les avancées qu’elle et sa collegue Amèlie Sabine proposent dans le domaine de la formation et le fonctionnement des valves lymphatiques.

Son travail a notamment permis de mettre au jour certains mécanismes actifs dans la formation de lymphoedèmes, une accumulation chronique de lymphe se produisant chez de nombreuses patientes ayant subi une ablation des ganglions lymphatiques après un cancer.

Son étude a révélé que les forces mécaniques liées à la circulation de la lymphe sont nécessaires à la formation et au fonctionnement des valves lymphatiques. Deux facteurs de transcription indispensables à ces processus ont pu être identifiés et permettent ainsi de mieux comprendre comment les cellules endothéliales réagissent aux forces mécaniques générées dans les vaisseaux.

Auteur:Fondation Pfizer/ Mediacom Source:Mediacom
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